La retraite des frontaliers en Suisse

La notion de frontalier regroupe toutes les personnes qui, tout en restant vivre en France, décident de travailler en Suisse. De nombreuses personnes sont aujourd’hui concernées par ce système qui a ses avantages et ses inconvénients.

Avec l’apparition de cette notion de frontalier, différents systèmes de garanties on été mis en place, de part et d’autres de la frontière, afin de réguler les assurances des frontaliers. Ainsi, sont apparus des systèmes d’assurances pour les frontaliers ou encore des systèmes de retraite auxquels ils pourront prétendre. En effet, il faut savoir que le flou peut subsister sur le système de retraite applicable à une personne résidant en France mais travaillant en Suisse, à un français résidant et travaillant en Suisse mais qui a déjà auparavant travaillé en France ou à un français travaillant en Suisse dans une entreprise française et bien d’autres cas encore.

Il est ainsi important de dissiper ce flou et de dégager les différents types de retraite applicables ainsi que les catégories de personnes qui sont concernées. En effet, chaque système de retraite est différent dans chaque pays et chacun d’eux s’adresse à un groupe bien défini de personnes. Découvrez donc également la spécificité du système de retraite dans les deux pays qui sont la France et la Suisse.

La retraite des frontaliers suisses, quelles alternatives ?

De nombreux frontaliers résidant en France mais travaillant en Suisse ne s’y retrouvent plus dans les différents systèmes de retraite. En effet, on se demande s’ils sont affiliés au système de retraite du pays de résidence ou plutôt à celui du pays où ils travaillent. Cependant, il est important de dire que faire la distinction est toutefois simple. En effet, les frontaliers peuvent être classés en deux groupes bien distincts : le premier, celui des frontaliers qui ont toujours exercé une profession sur le territoire suisse et le second, le groupe de ceux qui, avant de travailler en Suisse, ont déjà exercé en France. Cette distinction permet de clarifier le système de retraite applicable à chaque personne. En effet, pour ceux qui ont toujours travaillé en Suisse, il leur est appliqué le système de retraite suisse. Par contre, ceux qui ont déjà travaillé en France avant d’exercer leur profession en Suisse peuvent cumuler à la fois et le système de retraite français et celui de la Suisse. En effet, en ayant déjà travaillé sur le territoire français, ils ont été affiliés à une caisse de retraite française par l’entreprise qui les avait employés. Toutefois, il faut savoir que l’âge de la retraite diffère dans les deux pays. Il est de 60 ans en France pour les deux sexes, alors qu’en Suisse, il est de 64 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes. La retraite suisse est comparable à une certaine forme d’épargne et prend en charge en plus de la retraite proprement dite, d’autres aspects tels que le décès ou l’invalidité pour cause d’accident, maladie ou simplement de vieillesse.

Le système de retraite suisse

Les frontaliers qui ont toujours travaillé en Suisse sont affiliés au système de retraite appliqué en Suisse. Ce système repose sur trois piliers essentiels. En premier lieu, il y a ce qu’on appelle assurance vieillesse et survivant qui permet d’obtenir une rente en compensation d’une certaine perte de revenus à la survenance de la retraite. Pour avoir droit à cette rente, certaines conditions d’âge dont 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes doivent être remplies. De même, une durée minimum de 1 an de cotisation à la caisse de pension doit également être considérée. Le montant de la rente perçue dépend entre autres des revenus de la période à laquelle la personne a exercé un travail et du nombre d’années de services. En second lieu, il y a le pilier appelé prévoyance professionnelle qui est considéré comme un complément de l’assurance vieillesse et survivant et permet au retraité de recevoir une pension totale équivalente à 60 % de son dernier revenu salarial. La cotisation est obligatoire et est prise en charge conjointement par l’employeur et l’employé. Un taux minimum de prise en charge par l’employeur est donné par la Loi, toutefois, certaines entreprises prennent en charge un pourcentage plus élevé que le taux minimum. Finalement, le troisième pilier relève de l’initiative propre de l’employé. En effet, celui-ci peut constituer un certain capital retraite en accord avec une banque ou une compagnie d’assurances, afin de compléter le montant de sa pension de retraite. Il est à noter que les paiements de cotisations dans le cadre du troisième pilier donnent lieu à une déduction lors du calcul de l’impôt sur le revenu. Le second et le troisième pilier sont récupérables lorsque le travailleur frontalier arrête d’exercer sa profession sur le territoire suisse. Il faut noter que les frontaliers qui, avant de travailler en Suisse, ont déjà exercé une profession sur le territoire français peuvent également bénéficier du système français de retraite, en complément de celle reçue pour la période passée en terre helvétique.